Documentation

Faire tourner Noviscan au quotidien

Pour qui : la personne qui administre une installation déjà en service. Suppose acquis : Noviscan est installé, vous y êtes connecté avec un compte administrateur, et au moins une source est raccordée. Vaut à partir de la version : 0.1.3

Cette page couvre ce qui se passe après l'installation : la licence et son renouvellement, la sauvegarde, les mises à jour, les journaux, l'ouverture au réseau, et ce qu'il faut faire quand une caméra se tait.

Votre licence

L'écran Licence — barre latérale → Paramètres, onglet Licence, réservé aux administrateurs — montre votre plan, votre échéance, et ce que vous consommez face à vos plafonds : sources, liste blanche, comptes, appareils.

Il montre aussi l'empreinte d'instance. C'est elle qu'il faut communiquer pour obtenir une licence : une licence est liée à cette installation et ne fonctionnera nulle part ailleurs.

Quand l'échéance approche

Vous disposez de 14 jours après l'échéance. Pendant cette période, votre licence est honorée telle quelle : rien ne change, rien ne se ferme.

Vous êtes prévenu par trois chemins :

  • L'écran Licence affiche le décompte : « Votre abonnement expire dans N jours. » avant l'échéance, puis « Votre abonnement a expiré. Les fonctions de votre plan restent actives encore N jours, puis l'instance reviendra au plan Gratuit. »

  • Le tableau de bord affiche un bandeau : « Expiré » et « Votre abonnement Premium a expiré (période de grâce). », avec un bouton Renouveler.

  • Une notification part sur vos canaux d'exploitation, à trois moments : quand l'échéance approche, à l'entrée en période de grâce, et au retour au plan Gratuit.

    Les canaux d'exploitation — courriel, webhook, Slack — sont les chemins par lesquels Noviscan vous joint hors de son écran. Ils se déclarent dans le fichier de configuration (section « Le fichier de configuration », plus bas) ; Paramètres → Avancé les affiche en lecture seule. ⚠️ Tant qu'aucun canal n'est configuré, ce troisième chemin n'existe pas chez vous : seuls les deux précédents vous préviennent.

Passé ces 14 jours, l'installation repasse en plan Free : vous gardez vos données, vous perdez les plafonds de votre plan.

Renouveler

Le plus simple : écran Licence → Activation en ligne → Activer en ligne. Confirmez la demande dans la page qui s'ouvre ; la licence s'installe seule et prend effet immédiatement. La page qui s'ouvre est le portail Secufor, le site où vit votre compte et vos abonnements ; Noviscan l'ouvre dans votre navigateur, vous ne le saisissez pas. Vérifiez que l'empreinte affichée par le portail est bien celle de l'écran avant de confirmer.

Sans Internet sur cette machine : obtenez le fichier .lic depuis votre compte Secufor, puis Licence → Installer une licence. Le remplacement est immédiat, sans redémarrer l'application.

Pour ne plus y penser : cochez Activer la récupération automatique sur l'écran Licence. Elle a besoin de l'accès Internet (Paramètres → Accès Internet → Autoriser cette instance à se connecter à Internet) ; l'écran Licence indique ce qui manque encore.

Si le plan retombe en Free sans raison apparente

L'écran Licence affiche la raison en tête de page, avec la conduite à tenir : renouveler, réinstaller une licence, vérifier l'horloge de la machine, ou contacter l'assistance. Suivez ce message.

Deux cas ne se règlent pas par un renouvellement : une licence révoquée, et une installation modifiée depuis sa signature — dans ce dernier cas, réinstallez Noviscan depuis une source officielle. Si le problème persiste, contactez l'assistance.

Sauvegarder

Écran Paramètres → Sauvegarde, réservé aux administrateurs — les quatre rôles sont décrits à la section Les comptes, plus bas.

  1. Arrêtez la surveillance depuis le tableau de bord (⏹ Arrêter) : la sauvegarde est refusée tant qu'elle tourne.
  2. Cliquez Sauvegarder. Noviscan affiche alors une phrase de passe de 12 mots. Notez-la ailleurs que sur cette machine : elle ne sera plus jamais affichée.
  3. Recopiez-la dans le champ Confirmez la phrase notée. Le bouton Lancer la sauvegarde reste grisé tant que la recopie ne correspond pas — c'est voulu : une phrase perdue rend l'archive définitivement illisible.
  4. Cliquez Lancer la sauvegarde.

À quoi vous voyez que c'est fait : un bandeau vert annonce « Sauvegarde terminée : N fichier(s), taille. », suivi de la ligne « Empreinte SHA-256 de l'archive : » et de l'empreinte elle-même, puis le lien Télécharger l'archive apparaît. Le nombre de fichiers et la taille sont ce que Noviscan a réellement écrit — comparez-les à l'ordre de grandeur de votre installation.

Vérifier que l'archive téléchargée est intacte. L'empreinte affichée est celle du fichier .zip lui-même. Recalculez-la sur votre copie et comparez les deux chaînes : identiques, le transfert n'a rien abîmé.

Get-FileHash -Algorithm SHA256 "C:\chemin\vers\noviscan-backup-....zip"

⚠️ Deux limites à connaître. L'empreinte n'est affichée qu'à l'écran, au moment de la sauvegarde : aucun fichier .sha256 n'est écrit à côté de l'archive, donc notez-la ou copiez-la tant que le bandeau est là — une archive retrouvée plus tard n'a plus de référence à laquelle se comparer. Et une empreinte qui concorde atteste que le fichier est intact, jamais que son contenu se restaure : cela, seule une restauration d'essai l'établit.

L'archive est un ZIP chiffré en AES-256 par cette phrase. Sans elle, elle est inexploitable — y compris par vous.

Elle contient la base de données, votre configuration, votre licence, les images et clips, les caches des sources distantes, les jetons d'appareils, et la clé de chiffrement. Autrement dit : de quoi repartir sur une autre machine.

Ce qu'elle ne contient pas : le journal applicatif (data/noviscan.log). Si vous enquêtez sur un incident, copiez-le à part — une restauration ne le ramènera pas.

Restaurer se fait depuis le même écran, avec l'archive et sa phrase. Là aussi, la surveillance doit être arrêtée, et aucune tâche en cours (analyse, réindexation, enrôlement) : attendez sa fin.

⚠️ Il n'existe pas d'écran des tâches en cours. Le serveur n'en exécute qu'une à la fois, et sa progression s'affiche sur l'écran d'où elle a été lancée : analyse ponctuelle → tableau de bord ; réindexation → Paramètres → Avancé ; enrôlement → Sources. Le seul indicateur global est négatif : le bouton ▶ Démarrer se bloque en disant « Une tâche est en cours… » sans dire laquelle. ⚠️ L'onglet Activité n'est pas cette liste : c'est un journal d'audit du passé.

La restauration remplace l'état courant, mais ne détruit rien : chaque fichier remplacé est renommé en <nom>.pre-restore-<horodatage>. Si la restauration vous déçoit, l'état précédent est encore là.

Ensuite, redémarrez l'application et reconnectez-vous : votre session n'existe plus dans la base restaurée, il faut un compte de la sauvegarde.

Mettre à jour

Noviscan télécharge les mises à jour tout seul, en tâche de fond, environ toutes les six heures — et seulement si les sorties Internet sont autorisées. Il vérifie la signature de ce qu'il télécharge avant de vous le proposer.

Il n'installe jamais rien de lui-même. L'installation se demande depuis Paramètres → À propos, par le bouton Installer et redémarrer, et une confirmation vous est demandée. L'application se ferme, s'installe, se rouvre — vous restez connecté et vous revenez sur l'écran où vous étiez.

Tout compte connecté peut installer une mise à jour, pas seulement un administrateur. Si cela ne vous convient pas, la seule parade dans cette version est de ne pas distribuer de comptes à qui ne doit pas redémarrer le service.

Si les sorties Internet sont coupées, l'écran vous le dit plutôt que d'annoncer que tout va bien.

Les journaux

Écran Paramètres → Journaux, réservé aux administrateurs. Il affiche les 100 à 2 000 dernières lignes du journal applicatif, au choix.

Le niveau de journalisation se change ailleurs : Paramètres → Avancé. Le changement s'applique immédiatement, sans redémarrage. DEBUG est très verbeux : à réserver au diagnostic, et à remettre ensuite.

Le fichier vit dans votre répertoire de données, sous data/noviscan.log.

Il n'y a pas de bouton d'export dans cette version. Pour transmettre des journaux à l'assistance, passez par le bouton Assistance en haut à droite — visible des comptes administrateur —, qui les joint à votre demande et vous laisse choisir de les nettoyer au préalable.

Le fichier de configuration

Plusieurs réglages de cette page ne se font pas à l'écran mais dans un fichier texte, config.yaml.

Où il est. Sur une installation Windows par défaut : C:\Users\<vous>\AppData\Local\Noviscan\config.yaml. La notation %LOCALAPPDATA% que vous verrez ailleurs désigne ce même dossier AppData\Local de votre compte : collée dans la barre d'adresse de l'Explorateur, elle vous y emmène. Si vous avez choisi un autre emplacement de données au premier démarrage, le chemin réel est inscrit dans %LOCALAPPDATA%\Noviscan\data_location.txt.

⚠️ Ce que vous y trouverez, et qui surprend : le fichier semé au premier démarrage ne contient que deux lignes. Les champs cités ci-dessous n'y sont donc pas — il ne s'agit pas de les décommenter, mais de les ajouter. Un gabarit commenté, livré avec l'application, les montre tous : C:\Program Files\Noviscan\config.yaml.template — ouvrez-le et recopiez ce dont vous avez besoin.

La forme. C'est du YAML : deux points après le nom, une valeur, et l'indentation qui compte. Les champs de rétention vivent sous retention:, les champs de service sous api: :

retention:
  unknown_face_retention_days: 30
api:
  host: 127.0.0.1
  port: 8000

⚠️ api.host et api.port ne figurent pas dans le gabarit : ceux-là s'ajoutent à la main. Et un champ vidé n'est pas un champ à zéro : pour une durée de rétention, c'est une conservation sans limite.

Quand il est lu. Au démarrage seulement. Tout changement demande de fermer et rouvrir Noviscan.

Ce que Noviscan garde, et pour combien de temps

Vous êtes responsable des données que Noviscan traite sur votre matériel. Vous ne pouvez l'être que de ce que vous connaissez : voici tout ce que le logiciel conserve, y compris ce qu'aucun écran ne vous montre.

Ce qui est gardé Combien de temps Réglable ?
Visages sans nom et leurs images 30 jours après la dernière fois qu'ils ont été vus oui, unknown_face_retention_days
Visages nommés ou en liste blanche jamais effacés — c'est le nom qui les protège non
Images d'une alerte (la preuve visuelle) 30 jours oui, media_retention_days
Alertes et lignes de présence (le texte, sans l'image) 90 jours oui, event_retention_days
Vidéos d'alerte (Premium) 7 jours oui, clip_retention_days
Comptes supprimés marqués supprimés, jamais retirés de la base non
Sessions de connexion elles cessent d'être valides à 30 jours — mais leur ligne n'est effacée que par la purge manuelle (voir plus bas) la durée, oui : session_lifetime_days
Appareils appairés (téléphone) sans expiration — l'appairage vaut jusqu'à ce que vous le révoquiez non
Tentatives de connexion — adresse IP, et l'adresse e-mail saisie même si elle est inconnue de votre instance 180 jours pas depuis l'interface
Journal d'audit des actions 90 jours non, et voir l'avertissement ci-dessous
Notifications en attente de réponse 90 jours oui, pending_notification_retention_days

Les noms de la colonne Réglable ? sont des champs de la section retention: du fichier de configuration — voir « Le fichier de configuration » ci-dessus pour son emplacement, sa forme et le gabarit d'où les recopier.

Ces durées s'appliquent toutes seules, environ une fois par jour, sans rien vous demander. C'est l'inverse de la désinstallation, qui, elle, ne touche à rien sans votre accord explicite.

⚠️ Ce qui surprend, et qu'il vaut mieux savoir avant qu'après.

  • La ligne « tentatives de connexion » est la plus longue du produit, et c'est celle dont on parle le moins. Elle garde des adresses IP pendant six mois, y compris celles de personnes qui n'ont pas de compte chez vous. Elle existe pour distinguer une attaque visant votre instance d'un balayage au hasard.

  • Les sessions expirées ne disparaissent pas d'elles-mêmes. Passé trente jours elles ne permettent plus de se connecter — c'est ce qui compte pour la sécurité — mais leur trace reste en base tant que personne ne lance la purge manuelle. Aucune purge automatique ne les touche.

    ⚠️ Il n'y a pas de commande noviscan sur votre PC : pas d'exécutable de ce nom, et le répertoire d'installation n'est pas dans le PATH. La purge se demande à l'exécutable de l'application, avec un chemin complet et en lui disant où sont les données — sans quoi elle cherche une configuration dans le répertoire courant et échoue.

    Où : le PC qui héberge Noviscan · PowerShell · surveillance arrêtée

    & "$env:ProgramFiles\Noviscan\noviscan.dist\Noviscan.exe" --data-dir "$env:LOCALAPPDATA\Noviscan" purge --dry-run
    

    --dry-run ne supprime rien : il annonce ce qui serait supprimé. Relancez la même ligne sans --dry-run pour l'appliquer.

  • Une notification sans réponse cesse d'être « répondable » à quatre-vingt-dix jours. Passé ce délai, une réponse tardive n'est plus rattachée à l'alerte : elle est journalisée et ignorée, et la ligne finit par être supprimée. C'est la seule durée du tableau qui change un COMPORTEMENT et pas seulement une conservation.

  • Le journal d'audit se purge à l'écriture. Une instance qu'on cesse d'utiliser n'écrit plus, donc ne purge plus : elle conserve indéfiniment ce que ce tableau annonce borné. Si vous arrêtez une instance pour de bon, ne comptez pas sur ses quatre-vingt-dix jours.

✅ Effacer une personne est possible depuis cette version : ses gabarits, les détections associées et les fichiers médias correspondants sont supprimés (article 17 du RGPD). ⚠️ Mais ce geste n'a pas encore d'écran — l'écran Personnes n'offre aucun bouton d'effacement ; il se demande aujourd'hui par l'API (DELETE /api/v1/people/{name}) avec un compte opérateur. L'effacement échoue explicitement plutôt que de laisser un résultat partiel, et il n'atteint ni les sauvegardes ni les caches : pensez-y séparément. La page Gérer les personnes reconnues le détaille.

Les trois premières durées sont répétées, en contexte, dans Relire et traiter les alertes. Les deux endroits doivent bouger ensemble — c'est une répétition assumée, parce qu'un lecteur qui regarde une alerte ne vient pas lire cette page.

Ouvrir l'accès depuis votre réseau

Par défaut, Noviscan n'écoute que sur la machine elle-même. Pour y accéder depuis un téléphone ou un autre poste, deux gestes sont nécessaires — et aucun des deux ne se fait depuis l'interface, qui affiche ce réglage en lecture seule.

1. Changer l'adresse d'écoute dans le fichier de configuration (« Le fichier de configuration », plus haut, dit où il est et comment l'écrire), champ api.host — à ajouter, il n'est pas dans le gabarit :

api:
  host: 0.0.0.0
  port: 8000

0.0.0.0 signifie « toutes les interfaces de cette machine » ; une adresse IP précise restreint l'écoute à celle-là. Dès que cette valeur n'est plus une adresse locale, le chiffrement du transport s'active de lui-même : Noviscan génère son autorité de certification et son certificat, et les transmet aux appareils lors de l'appairage. Vous n'avez aucun certificat à fournir.

Ce champ n'est lu qu'au démarrage : redémarrez Noviscan. Tant qu'il n'a pas redémarré, l'ancienne adresse reste la seule écoutée, et rien à l'écran ne le signale.

À quoi vous voyez que c'est pris — deux signes, chacun mesurant une moitié :

  • au démarrage, la console annonce API Noviscan démarrée sur https://… : le passage de http:// à https:// dans cette ligne est le signe du chiffrement, et l'adresse qui y figure est celle réellement écoutée ;
  • dans Paramètres → Sécurité, le bandeau rouge « L'API n'écoute qu'en local (api.host = 127.0.0.1)… » disparaît, et l'adresse d'instance proposée à l'appairage commence par https://.

Tant que le bandeau rouge est là, aucun appareil du réseau ne joindra Noviscan, quel que soit le contenu du fichier.

2. Ouvrir le pare-feu Windows. Noviscan pose la règle lui-même s'il tourne avec les droits administrateur ; sinon, elle reste à poser :

⚠️ À lire AVANT de coller. La première ligne est indispensable : la commande lit config.yaml dans le répertoire courant, et un PowerShell administrateur démarre ailleurs. Le bloc ci-dessous vise l'emplacement de données par défaut ; si vous en avez choisi un autre au premier démarrage, remplacez la première ligne par le chemin inscrit dans %LOCALAPPDATA%\Noviscan\data_location.txt.

Où : le PC qui héberge Noviscan · PowerShell en administrateur · le l'application peut rester ouverte

Set-Location "$env:LOCALAPPDATA\Noviscan"
& "$env:ProgramFiles\Noviscan\noviscan.dist\Noviscan.exe" firewall-allow

La règle ouverte est limitée au port de Noviscan et à votre sous-réseau local.

À quoi vous voyez que c'est posé : la commande affiche ✓ Port 8000 ouvert dans le pare-feu Windows (entrant TCP, sous-réseau local). — ou ✓ Règle pare-feu LAN déjà présente pour le port 8000. si elle l'était déjà. Les deux valent réussite.

Elle échoue bruyamment dans le cas le plus fréquent : lancée hors d'un terminal administrateur, elle affiche ✗ Droits administrateur requis pour ouvrir le port 8000. puis la commande équivalente à exécuter élevée. Un ✗ n'est jamais un demi-succès : la règle n'est pas posée.

(Le port est celui de votre installation ; 8000 est la valeur par défaut.)

Noviscan s'annonce aussi sur votre réseau local pour être trouvé par l'application mobile. Cette annonce est sans effet tant que l'écoute reste locale.

Quand une caméra se tait

Une source peut répondre parfaitement et ne plus rien produire. Noviscan ne devine pas seul ce qui est anormal chez vous : il faut le lui dire, par le champ Alerter si aucun média après (heures) du formulaire de la source, dans l'écran Sources.

Ce champ est vide par défaut, et c'est délibéré : la cadence normale dépend de votre installation. Le bilan de chaque source affiche l'âge de son dernier média — choisissez votre seuil sur ces chiffres-là, pas sur une intuition.

Une fois le seuil posé, une source muette au-delà bascule en Inactive, même si la connexion fonctionne. Quand elle repart, Noviscan vous le signale.

Sur l'écran Sources, chaque source porte une pastille :

Pastille Ce qu'elle dit
Verte — Active testée, elle répond et produit
Rouge — Inactive le dernier test a échoué, ou la source est muette au-delà de votre seuil
Grise jamais testée, désactivée, ou bloquée faute d'accès Internet

Gris n'est pas vert. Une source jamais testée affiche une pastille neutre : elle ne vous dit pas que tout va bien, elle dit que personne n'a regardé.

Les sources qui savent s'appairer — Ezviz, Google Nest, Freebox — portent en plus un badge Authentifiée ou Non authentifiée. Il est indépendant de la pastille : celle-ci rend le dernier test réseau, le badge rend l'autorisation enregistrée. Une source verte et Non authentifiée est joignable et ne rendra rien. Les autres types n'affichent aucun badge.

Les comptes

Quatre rôles, du plus large au plus restreint : propriétaire, administrateur, opérateur, lecteur.

Les comptes se gèrent dans Paramètres → Utilisateurs, réservé aux administrateurs, par invitation. Seul un propriétaire peut nommer un autre propriétaire ou un administrateur.

Inviter quelqu'un : bouton Inviter un utilisateur, puis l'adresse e-mail et le rôle, puis Envoyer l'invitation. La personne reçoit un courriel « Invitation Noviscan » portant un lien valable 7 jours ; elle y choisit son mot de passe et clique Créer mon compte.

À quoi vous voyez que c'est fait. Un bandeau vous dit ce qui s'est réellement passé, et les deux cas ne se ressemblent pas :

Bandeau Ce qu'il veut dire
Vert — « Invitation envoyée à adresse. » l'invitation est créée et le courriel est parti
Orange — « Invitation créée pour adresse, mais l'e-mail n'a pas pu être envoyé — vérifiez la configuration SMTP. » l'invitation existe, le courriel n'est pas parti

Le bandeau orange n'est pas une erreur : l'invitation est bien créée et son lien reste valable. Ce qui manque est l'acheminement — corrigez le SMTP dans Paramètres, puis renvoyez l'invitation. C'est le seul cas où renvoyer est le bon geste.

La personne apparaît immédiatement dans la liste Comptes du tenant, sur une ligne à part, avec la colonne Statut à Invité — en attente et, à la place de la dernière connexion, « Lien valable jusqu'au date ». Cette ligne ne porte ni nom ni bouton d'action : une invitation n'est pas encore un compte. Quand la personne a choisi son mot de passe, la ligne devient un compte ordinaire, statut Actif, avec « Jamais connecté » jusqu'à sa première ouverture de session.

⚠️ Ce que le bandeau vert n'atteste pas : il parle du moment de l'envoi, pas de la suite. Un courriel parti peut encore être rejeté ou classé en indésirable chez le destinataire — cela n'apparaît que dans les journaux de votre serveur de messagerie. Si le statut reste Invité — en attente au bout de quelques jours, demandez-lui de regarder ses indésirables plutôt que de renvoyer.

Le chiffrement de vos données

Le chiffrement au repos est actif par défaut. Sur Windows, la clé est protégée par le mécanisme du système : vous n'avez rien à saisir au démarrage.

Vous pouvez exiger un mot de passe maître à chaque démarrage. Cela ne se fait pas depuis l'interface, qui affiche l'état en lecture seule dans Paramètres → Avancé :

⚠️ À lire AVANT de coller. Même condition que plus haut : la première ligne vous place dans le répertoire de données, sans quoi la commande ne trouve ni la configuration ni la clé — et elle vise l'emplacement par défaut. Si vous en avez choisi un autre, remplacez-la par le chemin inscrit dans %LOCALAPPDATA%\Noviscan\data_location.txt.

Où : le PC qui héberge Noviscan · PowerShell · Noviscan fermé

⚠️ « Fermé » veut dire la fenêtre fermée, et rien d'autre. Noviscan n'installe aucun service Windows : le serveur vit dans le processus de la fenêtre. Il n'y a donc rien à arrêter dans Services — fermez l'application, et vérifiez dans le gestionnaire des tâches qu'aucun Noviscan.exe ne subsiste. (L'installeur peut, en option, ajouter un démarrage automatique à l'ouverture de session ; ce n'est pas un service et cela ne change rien ici.)

Set-Location "$env:LOCALAPPDATA\Noviscan"
& "$env:ProgramFiles\Noviscan\noviscan.dist\Noviscan.exe" security set-password

⚠️ Ce mot de passe ne se récupère pas. Perdu, vos données chiffrées le sont avec lui — y compris celles d'une sauvegarde restaurée.


Vaut pour Noviscan 0.1.3. Les libellés cités sont ceux de l'application dans cette version ; s'ils diffèrent chez vous, votre version n'est pas celle-ci.